Pour une enqête publique - Parti Québécois

« L'entêtement du premier ministre paraît incompréhensible »

- André Pratte

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« Machiavel lui-même en ferait une dépression nerveuse... »

- Josée Legault

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« Le ministère des Transports savait depuis 2004 qu'il y avait collusion »

- La Presse, 18 novembre 2009

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Vous en avez assez, de l'inertie de Jean Charest?

Écrivez à un député libéral pour réclamer une enquête publique.

Liste des adresses courriels

« Pauline Marois réclame une commission d'enquête », par Geneviève Lajoie



13 avril 2010 - Une enquête publique sur le processus de nomination des juges ne suffit pas, s'insurge Pauline Marois, qui réclame rien de moins qu'une commission d'enquête plus large portant aussi sur l'industrie de la construction. La chef péquiste ne croit pas que le premier ministre ait la crédibilité de déclencher une telle enquête, puisqu,il est au coeur des révélations qu'a proféré Marc Bellemare. Elle préférerait que ce soit plutôt John Gomery ou bien le Vérificateur général du Québec, Renaud Lachance, qui puisse en définir le mandat ou les contours.

« Marois accuse Charest de diversion », par LCN



13 avril 2010 - En recommandant la création d’une enquête sur le processus de nomination des juges, le premier ministre Jean Charest fait une manœuvre de diversion, estime la chef du PQ, Pauline Marois. Au cours d’un point de presse, la chef péquiste a déploré que le gouvernement n’agisse pas sur l’ensemble des allégations formulées par l’ancien ministre libéral de la Justice, Marc Bellemare.

« Jean Charest décrète une enquête publique sur… la nomination des juges », par Yves Chartrand



13 avril 2010 - C’est un Jean Charest visiblement ébranlé, se disant affecté par les attaques de son ancien ministre Marc Bellemare, qui a annoncé ce matin la création d’une commission d’enquête publique pour faire toute la lumière sur le processus de nomination des juges et les allégations.

« Allégations de trafic d'influence : Marc Bellemare vide son sac », par Radio-Canada.ca



13 avril 2010 - Financement politique douteux, échange d'argent comptant, nominations partisanes de juges, pressions politiques indues au sein du gouvernement. Marc Bellemare, ministre de la Justice pendant un an au sein du premier gouvernement de Jean Charest, en 2003 et 2004, revient hanter son ancien patron.

« Chantiers: l'intimidation persiste. Constat d'infraction contre trois membres de la FTQ-Construction », par Antoine Robitaille



9 mars 2010 - L'intimidation, qualifiée de « cancer » rongeant la liberté syndicale par la commission sur la Gaspésia en mai 2005, fait toujours des ravages sur les grands chantiers de construction du Québec. Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a dressé le mois dernier un constat d'infraction à l'endroit de trois membres de la FTQ-Construction — dont un agent d'affaires du syndicat — au chantier minier du lac Bloom, se trouvant sur la Côte-Nord, a appris Le Devoir.

C'est à la suite d'une « difficile enquête » entamée en novembre que la Commission de la construction du Québec a transmis son dossier au DPCP en janvier. « C'est pas évident de rassurer le gars qui accepte de témoigner lorsqu'il s'est fait dire qu'il se ferait casser une jambe ou qu'il ne retrouverait pas son pick-up s'il lui prenait l'envie de parler », a-t-on raconté.

« Les dons d'ingénieurs au Parti libéral — Rien de plus normal, selon Nathalie Normandeau », par Mathieu Boivin



8 mars 2010 - Si des élus municipaux et des ingénieurs effectuent des dons au Parti libéral du Québec, c’est « parce qu’ils sont satisfaits de notre travail » et qu’ils veulent « nous donner une petite tape sur l’épaule », estime la vice-première ministre, Nathalie Normandeau, qui trouve cela normal et irréprochable.

« Réponse partielle », par Pierre-Paul Noreau



1 mars 2010 - En soi, la création d'une unité anticollusion au sein du ministère des Transports est une excellente nouvelle. Malheureusement, elle ne répond que partiellement aux attentes légitimes des Québécois qui vont continuer d'avoir de bonnes raisons de craindre qu'une partie de leurs impôts n'enrichissent des entrepreneurs gourmands ou carrément véreux.

« Unité anticollusion : la demi-mesure », par Michel C. Auger



25 février 2010 - « Nul n'est censé ignorer la loi », dit l'un des préceptes fondamentaux de notre système juridique. Alors quand un ministre dit qu'il est normal que les compagnies financent les partis politiques — ce qui, au Québec, est interdit par la loi depuis plus de trente ans —, c'est embêtant. Quand il y en a deux, c'est troublant. Quand il y en a trois, on commence à penser que la loi, pour le gouvernement Charest, ce n'est pas tellement important.

Après les ministres Michelle Courchesne et Norm MacMillan, c'est au tour de la ministre des Transports, Julie Boulet, de déclarer une telle chose. Elle l'a fait mercredi dans un point de presse qui voulait réfuter les accusations de l'ADQ sur l'attribution de contrats de son ministère à des donateurs au Parti libéral.

« EXCLUSIF - Gros contrat sans appel d’offres dans la circonscription de la ministre Boulet », par Mathieu Boivin



16 février 2010 - Une compagnie dont le député libéral provincial Jean-Paul Diamond était à l’époque le principal lobbyiste a obtenu, sans avoir à participer à un appel d’offres public, un contrat d’asphaltage de plus de 840 000 $ dans la circonscription de la ministre québécoise des Transports. Un « contrat négocié » de 752 740 $ a été attribué à l’automne 2007 à Construction et Pavage Maskimo, une firme de Trois-Rivières, en vue de la « correction et couche d’usure à l’enrobé bitumineux sur la route 155, dans la municipalité de Trois-Rives, circonscription électorale provinciale de Laviolette ». Notons que le total est passé à 792 773 $, après l’ajout de 40 033 $ en « imprévus » et « conciliation ».

« Sondage Léger Marketing-Le Devoir - Construction: les Québécois ne décolèrent pas », par Alec Castonguay



15 février 2010 - Le mécontentement ne fléchit pas. La population du Québec continue de réclamer haut et fort la tenue d’une enquête publique sur la corruption et les malversations dans l’industrie de la construction, selon un nouveau sondage Léger Marketing-Le Devoir. Pas moins de trois personnes sur quatre (74 %) veulent cette enquête, alors que 16 % des citoyens jugent cette investigation publique inutile. Environ 10 % ne savent pas ou ne se prononcent pas. La persistance de cette controverse dans le débat public contribue d’ailleurs à la stabilité des intentions de vote au Québec, alors que le Parti Québécois maintient sa légère avance sur le Parti libéral. L’Action démocratique du Québec reprend toutefois le troisième rang.